[Challenge Innov’Avenir ] Le rôle du mentor auprès de collégiens par Virginie

Virginie
LESTRADE
Spécialiste de la communication digitale chez BNP Paribas Personal Finance
Découvrez comment Virginie, mentor auprès des 4° du Collège Capeyron de Mérignac, les accompagne dans le développement de leur projet

Le Challenge se poursuit pour toutes les classes participantes depuis le Hackathon de décembre dernier qui avait permis aux collégiens et lycéens de définir leur idée d’objet numérique à impact social sur le thème de la Ville Solidaire.
De janvier à mai, les élèves développent leur projet guidé par leur professeur. La thématique du Challenge permet aux élèves de découvrir de nouvelles manières de travailler, en investissant notamment les principes du Design Thinking

Dans cette phase, un mentor les accompagne. Découvrez le rôle de Virginie, mentor auprès des 4° du Collège Capeyron de Mérignac.


Les 4ème du Collége Capeyron de Mérignac avec leur mentor Virginie Lestrade

-    Quelles sont les motivations qui vous ont donné envie d’être mentor d’une classe du Challenge Innov’Avenir ?
La 1ère de mes motivations est que j’avais déjà participé à 2 actions Innov’avenir en 2017 en témoignant sur le métier de Community Manager. Intéressant de faire découvrir mon métier à des jeunes qui n’avaient pas cette vision de l’utilisation des médias sociaux par les professionnels.
La 2ème raison, c’est de leur donner envie de faire un métier dans le numérique. Le Challenge leur montre concrètement ce que c’est que le travail avec le numérique sous différentes facettes : la gestion de projet, la conception, le design, le développement, etc.
La 3ème raison, c’est la participation de la Classe au Jury du Challenge. Mon objectif est d’amener ces 27 jeunes à se dépasser pour aller jusqu’au bout de leur projet et de le défendre devant le jury.
Et enfin, c’est la nature même du projet du Challenge Innov’Avenir à impact social et le thème de la ville solidaire. Cet engagement me tenait à cœur ! et je trouve que c’e²    st encore plus beau et plus pur quand ce thème est porté par des jeunes.

 

-    Sur quel projet travaille votre classe ? Quel type de solution numérique est envisagée ?
Les élèves ont choisi un thème sur la fraternité : l’entraide entre voisins ! Partant du principe que les gens sont de plus en plus nombreux à vivre en ville et ne se connaissent pas toujours, et que nous avons tous, - jeunes, adultes, séniors -, besoin de services, d’entraide, ils ont voulu créer une application capable de mettre en relation les personnes vivants à proximité pour s’aider mutuellement et gratuitement.



-    En quoi consiste votre rôle auprès des élèves ?
Déjà, être mentor digital, c’est très honorifique.  Plus modestement, je leur apporte mon regard extérieur sur leur projet, je les encourage, je les aide à réfléchir, à approfondir leurs idées avec des exemples : je les invite à s’inspirer de fonctionnalités qu’ils connaissent déjà à travers des applications de leur quotidien. En tant que « maître du temps », je les amène à trouver comment s’organiser, avec des outils pour construire leur projet étape par étape. Je leur propose des manières de travailler différentes des cours traditionnels, par exemple avec des post-it pour que chacun puisse s’exprimer.
Mais surtout, je ne fais pas à leur place ! ça c’est très important. Tout doit venir d’eux-mêmes.

C’est le projet des élèves et je ne dois pas le distordre.

Être mentor, c’est à la fois motiver et inspirer ces jeunes !

 

-    Quel format prend votre accompagnement ?
Avec Aline, leur professeur d’EPS chargée du Challenge, nous avons défini un rythme d’une séance d’une heure par mois où je viens dans la classe. Nous commençons par les restitutions de leurs travaux, puis on fait le point sur le reste à faire. Enfin, on formalise les livrables à réaliser tant sur le projet que sur la présentation au Jury du Challenge Innov’Avenir pour la finale.
En parallèle, j’échange aussi avec le professeur pour préparer chaque intervention et je lui apporte des compléments pédagogiques pour guider les élèves jusqu’à la prochaine séance.
Les élèves travaillent sur des documents partagés, c’est un bon moyen de leur faire tester le travail collaboratif grâce aux outils digitaux.

 



-    Dans quelle dynamique s’inscrit cette classe de 4° au collège Capeyron ?
De par sa nature, ce projet est différent de l’activité scolaire, les élèves expérimentent l’autonomie. Au début du projet, il fallait les aider à visualiser le rendu final pour mieux comprendre les attentes. Actuellement, la maquette prend forme et le projet devient plus réaliste pour eux. Pour le sprint final, la classe s’est organisée par petits groupes pour que chacun mette sa pierre à l’édifice et elle va tout consolider à la fin. C’est ça l’esprit collaboratif !

 

-    Que vous apporte cette expérience de mentorat ?
Ce projet est stimulant ! Je peux leur partager mon expérience, leur montrer comment eux aussi ils peuvent faire une application toute simple. Aujourd’hui, même sans s’y connaitre en code informatique, le champ des possibles est ouvert, et ça  c’est formidable pour les jeunes. Créer une appli est à leur portée.
Et c’est aussi une chance de pouvoir partager entre générations, d’amener des nouvelles formes de relation entre les entreprises et les établissements scolaires. J’espère contribuer à susciter des vocations dans les métiers du numérique, et pourquoi pas leur donner envie de créer et concevoir d’autres projets digitaux ! J’ai surtout hâte de les voir devant le jury final !

 

En savoir plus sur le Challenge

Témoignages

Antoine Grattepanche - Enseignants en Mathématiques et en Technologie
Le Bourget et Vénissieux, 93350 & 69200
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Jacqueline - Consultante Fonctionnelle chez Capgemini
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