[Challenge Innov’Avenir ] Les enseignants témoignent

Antoine Grattepanche
& Mohamed Kamil
Enseignants en Mathématiques et en Technologie
Comment se déroule le Challenge depuis le Hackathon de décembre ? Comment et sur quels projets avançent les collégiens ? Découvrez-le avec les témoignages des enseignants, Antoine Grattepanche et de Mohamed Kamil

Antoine Grattepanche, professeur de Mathématiques au Collège Didier Daurat, Le Bourget, et sa classe de 3eme, et Mohamed Kamil , professeur de Technologie, avec les 4ème6 du Collège Paul Eluard à Vénissieux  partagent leur expérience sur le Challenge Innov'Avenir.

-    Quelle sont les raisons qui vous ont donné envie de participer au Challenge Innov’Avenir ?
Antoine Grattepanche : Intéressé par les innovations technologiques et soucieux du bien-être dans une ville, j’ai proposé ce projet à mes élèves qui ont tout de suite accroché. Nous nous sommes donc, avec l’accord de mon principal, inscrit à ce challenge innovant.


Le projet Exutopick du Challenge 1ère Edition

Mohamed Kamil : une ouverture sur les nouvelles technologies et l'inscription dans une dynamique de projet.

 

-    Sur quel projet travaille votre classe ? Quel type de solution numérique est envisagée ?
Antoine Grattepanche : La grande difficulté de la ville est le stationnement, les élèves vont donc essayer de concevoir une application qui permet de trouver rapidement une place de parking.

Mohamed Kamil : La classe souhaite améliorer le nettoyage des parties communes dans les bâtiments de leur quartier. Ils souhaitent créer une application où les habitants pourraient s'inscrire dans un calendrier chacun à leur tour. C'est une application solidaire.

 

-    Depuis le Hackathon quelle progression le projet de votre classe a-t-il eu ?
Antoine Grattepanche : On a essayé de mettre en place un temps hebdomadaire de partage sur les différentes idées des élèves concernant la production et la mise en œuvre de l’application. Nous avons malheureusement eu très peu de temps pour se remettre dans le projet avec de nombreuses échéances qui concerne la classe de 3e (brevet, orientation, etc…) et nous n’avons pas beaucoup avancé dans l’idée principale qui été issue du Hackathon. Nous avons quand même pris contact avec le mentor et nous avons préparé une rencontre à la rentrée des vacances de Printemps.

Mohamed Kamil : Juste des idées de désign de l’application mais le manque de temps avec toutes mes absences (concours, formations, etc…) en sont les principales fautives

-    Comment les élèves conduisent le projet ? Par qui sont-ils accompagnés ? Est-ce un projet collectif ?
Antoine Grattepanche : Les élèves prennent possession de la salle de classe et deviennent « Maître Total » du projet, ils viennent au tableau, se déplacent dans la salle et discutent entre eux.
Je ne joue le rôle que de « surveillant » de la salle et de « Facilitateur » pour leur permettre d’organiser leurs idées, de les faire mûrir et/ou les faire évoluer. Malheureusement, certains élèves n’arrivent pas à s’exprimer par peur de dire une bêtise ou encore n’ont pas forcément d’idées pour faire avancer le projet car cela ne les intéressent pas tout simplement.

Mohamed Kamil   : Depuis le hackaton les élèves se sentent moins impliqués et le fait de ne pas se voir assez est très compliqué surtout pour une classe de 4ème qui manque d'autonomie, sinon des groupes pour chaque partie du projet ont été crées.

 

-    Qu’est-ce que l’implication dans ce projet a mobilisé comme compétences/connaissances/appétence chez les élèves ?
Antoine Grattepanche : Tout d’abord cela demande un grand travail d’écoute entre eux, ils doivent réussir à se mettre d’accord et cela commence par se comprendre. De plus, ils développent une grande autonomie et une recherche de tous les instants. Certains sont même venus me voir pour discuter de leurs différentes recherches et discussions avec leurs proches.
Le projet développe, bien évidemment, des compétences numériques. Ils doivent élaborer une application et donc tous les éléments qui gravitent autour (programmation, logiciel, etc…)

Mohamed Kamil : La compétence prédominante est imaginer une solution pour améliorer, pour innover, identifier le besoin, chercher des solutions aux problèmes, raisonner, analyser.

 

-    Comment se passe l’articulation avec le mentor ? Que pensez-vous de cette fonction de mentor et de son apport ?
Antoine Grattepanche : Cela va permettre aussi aux élèves de découvrir un autre point de vue, celui d’un professionnel, et ne pas se focaliser sur l’idée : « Je suis au collège, je dois travailler comme en classe » mais laisser plus cours à leurs idées et leurs imaginations.

Mohamed Kamil : Elle se passe très bien mais c'est moi qui interagit exclusivement avec elle. Mais c'est les élèves qui sont acteurs donc qui cest eux qui  me donnent leurs directives.


Une des classes participant au  Challenge 1ère édition : les collégiens de JJ Rousseau

-    La nature de ce projet est-elle différente des projets que vous avez l’habitude de mener ?
Antoine Grattepanche : Bien sûr, je dirais qu’elle est innovante dans le sens où les élèves sont acteurs de leurs projets et ne « subissent » pas les idées de l’enseignant, elle n’est pas conventionnelle et cadrée sur une discipline en particulier.

Mohamed Kamil : Non très différente !

-    Comment qualifieriez-vous l’expérience du Challenge Innov’Avenir en 3 mots ?
Antoine Grattepanche : Social, dynamique, collective (motivante aussi)

Mohamed Kamil : Design, Innovation, société

 

Le 28 mai prochain, étape finale du Challenge avec le Jury qui décernera les prix !

Pour tout savoir sur le Challenge, retrouvez le témoignage des mentors : Virginie et  David

Témoignages

Virginie - Spécialiste de la communication digitale chez BNP Paribas Personal Finance
Bordeaux, 33000
David - Account Manager chez Capgemini
Suresnes, 92150
Jacqueline - Consultante Fonctionnelle chez Capgemini
Suresnes, 92150