Comment mesurer efficacement l’impact des actions d’Innov’Avenir : l’accompagnement d’Alter’Actions #2

Mariam Diombana
Candice Fournier
Etudiantes
Son parcours

Mariam Diombana est étudiante en M1 Marketing et Stratégie à l’université Paris-Dauphine 
Candice Fournier est étudiante en Double Diplôme à HEC Paris (78) et à l’ENSAE Paris Tech (91)

Découvrez la perception de Mariam et Candice, étudiantes bénévoles chargées de mission, sur ce programme

En temps qu’étudiante, pourquoi avoir choisi de participer à l’étude d’impact sur Innov’Avenir ?


Mariam Diombana

Mariam Diombana : Cette mission est ma deuxième mission. Ce qui me plait dans l’engagement auprès de structures de l’ESS, c’est qu’on peut voir concrètement que notre action aura un impact, que ça va apporter de la valeur aux organisations, les aider dans leur développement et qu’ils vont l’utiliser pour la suite. Ce que j’apprécie également, c’est le fait que ces actions aient pour objectif d’apporter des changements dans la société, que ça puisse faire une réelle différence dans la vie de personnes.

Candice Fournier : En réalité, ce sont les membres d’Alter’Actions qui constituent les groupes d’étudiants et nous attribuent notre mission. J’ai trouvé très cohérent de faire partie de la mission Innov’Avenir car j’avais expliqué lors de l’entretien auprès d’Alter’Actions que les questions d’égalité des chances me tenaient à cœur. J’avais déjà participé les années précédentes à des programmes de tutorat aux lycéens dont le but était de les faire gagner en autonomie, en esprit critique et en éloquence, à travers des débats sur l’actualité ou sur des questions d’éthique.

 

Dans le cadre de cette étude, vous assistez à des actions Innov’Avenir, comme la première session du Parcours Découverte Professionnelle. Quel est pour vous l’intérêt d’être présente ?

Mariam Diombana : Assister à des actions Innov’Avenir nous permet de mieux comprendre les actions qui sont réalisées, l’organisation qui est mise en œuvre, les impacts sur les différentes parties prenantes, notamment les élèves. Nous pouvons observer ce qui fonctionne bien et ce qui fonctionne moins bien, les réactions des élèves et la manière dont on tente de leur faire passer certains messages, d’éveiller leur conscience sur le numérique.


Candice Fournier

Candice Fournier : Il me semble important d’être présente car cela permet de voir quelle forme prend concrètement le programme en classe : comment présenter les enjeux de la révolution numérique aux élèves de sorte qu’ils se sentent impliqués ? Comment les amener à réfléchir sur eux-mêmes, leurs qualités, leurs points faibles, leurs préférences ?
Je pense aussi qu’il est important d’être en contact avec des élèves car ce sont les principaux intéressés du programme. Il faut donc savoir

comment ils réagissent à ce qu’on leur propose : se sentent-ils concernés, intéressés par le sujet ? Sur place, on constate justement que les élèves sont très réactifs aux questions qui leur sont posées. Passées un premier temps de timidité, beaucoup donnent leurs avis sur les questions soulevées par la révolution numérique, ou encore partagent leurs différents projets professionnels.

Enfin, d’un point de vue organisationnel, c’est l’occasion d’observer comment se passent sur le terrain les relations avec les partenaires d’Innov’Avenir. Dans mon cas, en échangeant avec le professeur présent à la séance, j’ai appris combien l’établissement scolaire valorisait ce programme, qui permet aux élèves de se poser des questions sur leur avenir et d’en apprendre plus sur les opportunités professionnelles, un questionnement important au collège et face auquel les professeurs n’ont pas toujours le contenu pédagogique permettant d’y répondre, ni la disponibilité en termes d’emploi du temps.

 

Qu’avez-vous pensé de la session 1 du Parcours Découverte Professionnelle à laquelle vous avez participé?

Mariam Diombana : Cette session a eu lieu sur une séance de deux heures dans une classe de 3e. J’ai trouvé que l’intervention était très dynamique, qu’elle favorisait l’intervention des élèves, suscitait le débat, les poussait à sortir de leurs idées reçues. J’ai trouvé que ça leur montrait de manière ludique les enjeux autour du numérique et que ça les poussait à se questionner.

Candice Fournier : Je pense que cette action est bien placée au sein du parcours Découverte Professionnelle. C’est la première séance du parcours et elle permet aux élèves de partir d’eux-mêmes (qui ils sont ? qu’aiment-ils ?) avant d’en apprendre plus sur les métiers du numérique. J’ai trouvé que Marlène Hamayon et Manon Barre qui animaient la séance ont créé une très bonne dynamique de classe. Les élèves sont bien rentrés dans la séance et plusieurs sont mêmes venus nous poser des questions sur leur orientation à la fin de la séance.

 

Dans quels délais les résultats de votre étude seront-ils connus ?

Candice Fournier : A la fin de ce semestre (octobre-janvier), Alter’Actions proposera à l’équipe d’Innov’Avenir un guide méthodologique sur la façon de conduire la mesure d’impact : indicateurs d’efficacité retenus, différents questionnaires à adresser aux parties prenantes, mode de collecte et de valorisation des données. 

La collecte et l’analyse des données sera menée lors d’une deuxième mission, au premier ou en second semestre 2019. Le choix de la période de cette seconde mission dépend du recul que la structure Innov’Avenir souhaitera avoir sur le parcours « Découverte Professionnelle », déployé en tant que tel à la rentrée scolaire 2018-2019.

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