« Faire profiter les autres de ce que l’on a appris » Adrien, étudiant à 42 et animateur de Code Ton App

Adrien
CHAUSSADE
Etudiant à l'Ecole 42
Etudiant à 42, Adrien a animé plusieurs actions Code Ton App d'Innovavenir, en Ile-de-France comme en régions. Découvrez ce qu'il en dit

Quel est votre parcours ?

Adrien Chaussade : J’ai toujours été intéressé par l’informatique, aussi j’ai commencé par la Fac, mais cela ne m’a pas plu. Je me suis inscrit en DUT où  il fallait être autonome sans que l’on nous donne des clés pour l’être. J’ai eu mon diplôme, un DUT QT (Informatique Généraliste), mais là encore je n’appréciais pas les méthodes d’enseignement. Aussi, j’ai poursuivi avec l’Ecole 42, où les pré-requis ne sont pas nécessaires pour s’inscrire. A 42, j’ai le plus appris : à la fois sur la technique, sur la gestion des projets, des techniques de travail, sur l’humain. J’ai appris à être autonome.

 

Vous avez animé plusieurs actions Code Ton App, en IDF, à Chambéry, Bordeaux. Quelle est votre motivation ?

Adrien Chaussade : Les actions Code Ton App m’ont donné envie de redonner



l’opportunité que l’on m’avait donnée : je veux parler de ce que j’ai appris grâce à 42 : apprendre à apprendre. Faire profiter les autres de ce que l’on a appris, c’est important, et gratifiant.
Pour moi, il est important de mettre son temps au service des autres. Le social est un sujet sur lequel je m’investis au travers de mon association Conscience Nocturne, association de réduction des risques en milieu festif et également en tant que Tuteur auprès de collégiens pour l’aide aux devoirs deux heures par semaine.

 

Pendant l’action Code Ton App, quelles compétences mobilisent les jeunes, à quoi font-ils appel pour développer l’application ?

Adrien Chaussade : Ce qui selon moi est mobilisateur dans le cadre de cette action Code Ton App, c’est son format : leur proposer de créer une application en quelques heures ! et surtout pouvoir créer cette application sur le thème de leur choix : à partir de ce qu’ils aiment, ils développent plusieurs pages… Je n’ai pas le souvenir que l’on m’ait proposé de faire quelque chose à partir de ce que j’aimais ….

L’effet de surprise, la découverte de l’action sont positifs et déclencheur. La curiosité, qui amène à se débrouiller est un vrai moteur, même auprès de ceux qui semblent moins attirés par le sujet. Le fait de chercher par soi-même également : l’action Code Ton App a été pensée pour cela. Pas de manuel auquel se référer.

 



Avec Code Ton App, l’interface pour réaliser son application est en anglais, et utilise le code informatique. Quelles sont les réactions des jeunes face à ce langage ?

Adrien Chaussade : Ceux qui sont intéressés n’hésitent pas à creuser, à aller voir sur Google pour les traductions. D’autres réussissent par d’autres voies, dépassent les éventuels blocages, s’en d’ailleurs sans rendre compte. Là encore, la motivation est clé. Pendant l’action, on leur apprend à trouver des solutions par eux-mêmes.

 

Les actions Code Ton App se sont déroulées auprès de différents publics, les Ecoles de la Deuxième Chance, les Lycéens. Avez-vous développé des approches différentes en fonction des publics ?

Adrien Chaussade : La technique, personne ne connait, et, en ce sens, tous les élèves sont égaux, sauf lors de l’action à Chambéry où quelques-uns connaissaient le langage informatique. Dans la majorité des cas, les élèves doivent aller à la découverte de ce nouveau langage universel.

 

Une séance d’échanges permet aux jeunes de vous questionner à propos de votre parcours, et de les aider dans leur orientation ; Qu’est-ce qui suscite le plus d’intérêt ?

Adrien Chaussade : Ceux qui sont intéressés par l’orientation numérique posent des questions, notamment sur 42. Le fait que j’ai fait l’Ecole 42 autorise les collégiens à se dire « moi aussi, je peux le faire », sans brevet, sans bac. Certains se sont inscrits à 42 devant moi. D’autres, plus jeunes, étaient prêts à s’inscrire mais c’était plus difficile car ils devaient attendre d’être majeurs. Certains ont déjà une idée de ce qu’ils veulent faire. De ce fait, cela les conforte. Ils affirment grâce à cette action, leur souhait de continuer. Pour les autres, j’apporte et les autres intervenants aussi, des pistes d’orientation.

Vous avez – à quelques années près- le même âge que les élèves que vous rencontrez. Cela vous semble-t-il un avantage ?

Adrien Chaussade : Ce qui fédère à chaque fois, plus que l’âge, c’est le projet, et la nature de l’action.

 

Personnellement, quels enseignements tirez-vous de la participation à cette action ?

Adrien Chaussade : Ce qui m’importe avant tout, c’est de faire passer le message : « on peut toujours changer les choses, quelle que soit la situation ». Ensuite, c’est le plaisir que les jeunes prennent lors de cette réalisation : « ça, je peux le faire ». Même un sourire pour avoir donné une petite option qui change la vie tous les jours, c’est gratifiant.
J’apprécie de permettre aux jeunes d’apprendre à apprendre tout seul. Chaque atelier m’apporte sur le plan humain. Je deviens plus pédagogue. C’est un plaisir à chaque fois.

Témoignages

Octavie BACULARD _Directrice Associée, Valérie JAOUEN _Experte Associée -
Paris, 75004
Carole, Hélène, Meriam, Jean-François, Mehdi, Tom, -
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Mesdames Buffaud, Ollieu, Pella, Pernigaud - Professeurs au Collège Paul Eluard
Venissieux, 69200