Regards croisés sur le forum Zone Numerik « Nouveaux enjeux, Nouveaux métiers » [Episode2]

Tristan HENRY, Soukaina BENSIAH, Sebastien
RANDOUX
Consultants chez Capgemini, Software Architect chez Cisco
L’objectif du forum ? faire découvrir de façon concrète les activités et l’éventail des métiers du numérique qui représentent un fort potentiel d’emploi à près d’un millier de collégiens et une centaine de lycéens. Les consultants présents témoignent

« Nouveaux enjeux, Nouveaux métiers » a été le thème de la Zone Numerik organisé par le Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis, en novembre dernier à Bobigny, qui a mobilisé plus de 50 partenaires.

Une opportunité pour Innov’Avenir et ses partenaires Capgemini et Cisco, et ses propres équipes, de sensibiliser les jeunes aux métiers du numérique. Donnons la parole à Soukaina Bensiah et Tristan Henry, Consultants Capgemini, qui ont animé un espace démo sur la Ville Connectée, ainsi qu'à Sebastien Randoux, Software Architect Cisco, pour un atelier informatique :

 

  •  Pourriez-vous décrire les axes de votre intervention ?

Soukaina Bensiah : Le premier temps de notre intervention a été consacré à la présentation du groupe Capgemini, suivi d’un deuxième temps de présentation des métiers de l’IT, avec les différentes catégories de métiers et les opportunités offertes en terme d’emploi. Enfin, nous rattachions ces métiers à la thématique de la Ville Connectée et au projet de Capgemini sur ce thème.

Tristan  Henry : Nous avons développé des exemples concrets afin d’être le plus parlant possible pour les  jeunes, pour focaliser leur attention.

 

  •  D’après vous, comment votre présentation a-t-elle été perçue par les lycéens ?

Tristan Henry : Au cours de la journée, nous avons vu l’intérêt des différents groupes lors de notre intervention : ils étaient réceptifs. Notre objectif a été de leur montrer que l’informatique, ce n’est pas seulement être à son bureau derrière un ordinateur. Pour leur permettre de comprendre ce que nous faisons dans notre activité professionnelle de consultant IT, nous avons privilégié l’échange, le dialogue. L’exercice était différent pour nous, car par rapport aux publics que nous rencontrons habituellement, à l’aise avec les termes spécifiques, il a fallu adapter notre vocabulaire pour être bien compris.

Soukaina Bensiah : J’ajouterai qu’il a fallu être le plus simple possible. Pour maintenir l’intérêt des collégiens, nous avons notamment présenté les acteurs importants du marché, ce qui a suscité des questions. Nous avons fait en sorte de ne pas être directifs et avons laissé l’échange ouvert aux différentes réactions.

 

  •  Par rapport au manque de mixité de ce secteur d’activité, comment ont réagi les collégiennes ?

Tristan  Henry : Sur ce sujet de la mixité, l’intérêt était de montrer la diversité des métiers de l’informatique, d’ouvrir le champ des possibles pour susciter l’envie.

Soukaina Bensiah : Pour montrer la mixité, quoi de mieux que Tristan et moi ? Nous incarnons la réalité de ces métiers. C’était intéressant de confronter cette réalité à leur conception.

 

  • Et vous, qu’est-ce que cela vous a apporté ?

Soukaina Bensiah : Je dirais la rencontre avec un nouveau type de public que celui auquel nous sommes en contact habituellement.  Cela permet de voir son métier autrement. Et de se dire que peut-être grâce à notre action, certains s’orienteront vers ces métiers de l’informatique.

Tristan  Henry : Cela a été intéressant de voir quelle image a l’informatique pour des élèves de 3ème. Personnellement, j’ajouterai que j’aurai aimé avoir un professionnel qui me parle de son métier durant mon cursus scolaire : il n’est jamais trop tôt pour avoir un contact avec le monde de l’entreprise.

 


Sebastien Randoux
Software Architect
Cisco

Sebastien Randoux Software Architect chez Cisco,  a animé un atelier informatique intitulé « Compétences et applications de l’ingénieur informatique » avec Clara Devanz, Chef de Projet Scratch, Innov’Avenir.

 

  • Est-ce la première fois que vous participez à ce type d’atelier ?        

Sebastien Randoux : Récemment non mais j’ai déjà participé et organisé ce type d’initiatives dans les années 90 avec des enfants en primaire ou dans des centres aérés.

 

  •  Quelles ont été vos motivations à participer à ce type d’atelier ?

Sebastien Randoux : Notre société va connaitre un vrai bouleversement dans les années à venir à cause du numérique, de nombreux métiers que l’on connait vont disparaitre et il important que les jeunes aient l’opportunité de s’y mettre tôt pour avoir le plus possible les clefs de leur avenir en main.

 

  • Qu’avez-vous transmis aux lycéens ?

Sebastien Randoux : Je viens d’un petit village dans le Pas-de-Calais. Nous étions 4 enfants, mon père travaillait dans une usine, nous avons tous fait des études supérieures. Je n’ai fait mes études que dans l’école publique, à l’université, peu de gens font ça, ça n’est pas un parcours d’ingénierie classique. Je voulais montrer que, même quand les statistiques sont contre nous, il est possible de faire des études et d’avoir des opportunités de voyager, de rencontrer des gens, de faire des métiers différents, d’apprendre sans cesse.

 

  • Qu’en avez-vous retenu?

Sebastien Randoux : Que ces jeunes étaient assez intéressés par les opportunités de voyager, de savoir quelles études il fallait faire pour être « hacker ». Qu’il fallait essayer de les impliquer le plus possible dans les discussions pour faire quelque chose d’interactif et auquel ils participent davantage quand on le fait. Ils avaient l’air demandeur en tous les cas.

 

En complément, découvrez le point de vue de l'organisatrice du forum ici