Se lever chaque jour pour faire quelque chose qui plait et qui donne envie est hyper important !

Emilie
PETIT
RH Project Manager chez BNP Paribas
16/02/2022
Découvrez comment Emilie PETIT, RH Project Manager chez BNP Paribas, a partagé son métier, avec les 3e du collège Boris Vian, à Paris XVIIe, le jeudi 3 février dernier, lors du DecouvPro#2

Comment permettre aux collégiens de découvrir le monde professionnel et les aider à se projeter ? En témoignant sur son parcours professionnel et son métier, avec la session DécouvPro#2 « Métiers de l’ère numérique » d’Innov’Avenir Cette session était au format hybride : l’équipe Innov’Avenir dans la classe, l’intervention d’Emilie Petit en distanciel.

 

  1. Pourquoi avez-vous eu envie de participer à cette action ?


Emilie PETIT

Participer à des actions solidaires fait partie de mes aspirations personnelles. Avec un travail, des enfants, une vie personnelle bien développée, je n’avais pas eu le temps et je m’étais fixée cet objectif pour 2022. Aussi, je me suis inscrite sur la plateforme « One Million Hours To Help », qui propose des actions solidaires aux collaborateurs de BNP Paribas.
Dans mes précédentes fonctions RH, j’ai fait de l’accompagnement auprès des jeunes et cela m’a beaucoup plu. Je souhaitais le refaire parce que je sais qu’aujourd’hui il y a un réel besoin sur ce type d’initiatives, pour être utile auprès des jeunes. C’est également nécessaire pour nous, en tant que professionnels : nous remettre face à certaines réalités. Enfin, sans porter de jugement sur ce qui est fait par l’Education Nationale, je pense qu’il n’y a rien de tel que la relation de professionnel à étudiant pour comprendre comment cela se passe dans la vraie vie. C’est enrichissant d’un côté comme de l’autre.
 

  1. Est-ce la 1ère fois que vous participiez à une session pour partager votre parcours et présenter votre métier à des collégien.nes ?

J’avais eu l’occasion de le faire une première fois auprès des élèves du Collège Gabriel Péri d’Aubervilliers. J’ai également participé à d’autres initiatives internes à BNP Paribas comme la présentation métier en amphi, et la participation à des ateliers pour donner des conseils à des étudiants sur leur CV.

 

  1. Votre métier était-il connu des jeunes ? A-t-il suscité de la curiosité ?


Les 3e du Collège Boris Vian à l'écoute 

J’ai découvert des jeunes très attentifs et curieux, ils ont posé beaucoup de questions, et ne connaissaient pas mon métier. Une de leurs premières questions, très directe, a porté sur mon salaire. Après leur avoir répondu, je leur ai expliqué que j’avais fait des choix d’études qui ne sont pas forcément les choix de métier que j’exerce aujourd’hui, que j’ai poursuivi mes études tout en étant en poste, et qu’ainsi j’ai pu évoluer au sein de mon entreprise. J’ai pu leur montrer les échelles de salaire sur lesquelles j’ai réussi à progresser. Cela me paraissait important d’insister sur la volonté de progresser, en tant que femme.
Les jeunes m’ont également demandé si ce que je faisais me plaisait et si j’allais faire ce métier tout le reste de ma vie. Je leur ai dit que mon métier me plaisait, mais que les métiers évoluent, que  je ne le ferai certainement pas toute ma vie, que l’entreprise donne également les moyens de se former.

 

  1. Avec le recul, diriez-vous que cela a été facile pour vous de vous adresser à des jeunes – qui ne sont pas vos interlocuteurs dans votre vie professionnelle ?

M’adresser à eux ne m’a pas demandé d’efforts particuliers, c’était naturel pour moi. D’autant que l’éducation n’étant plus la même qu’avant, les jeunes ont davantage de facilité à communiquer, ils sont plus authentiques.

 

  1. Qu’a apporté le distanciel selon vous ? Y a-t-il eu des freins ?

Il s’agissait d’un format hybride et mon intervention se faisait à distance. Hormis un petit problème de retour son dans le téléphone, tout s’est bien passé. Le distanciel est rentré dans nos habitudes, et le restera. Il n’empêche pas de communiquer. Avec le télétravail, nous avons appris à être plus adaptable, et pour les jeunes, leur téléphone est leur 3e main.

 

  1. Quels messages les collégien.nes ont-ils retenus pour leur orientation selon vous ?

L’idée que l’école nous donne un cadre, pour démarrer dans la vie, mais que ce n’est pas ce qui va définir leur vie ... Aujourd’hui, contrairement aux messages que j’avais reçu quand j’étais à leur place, on n’entre plus dans une entreprise pour y rester toute sa vie. Mon message : qu’ils sont là d’abord pour apprendre des choses, mais pas forcément pour apprendre leur métier tout de suite.  Je les ai invités à être curieux, notamment à propos des métiers technologiques. Eux qui sont en relation avec le numérique, des métiers pourraient répondre à leurs aspirations.

J’espère qu’ils auront compris mon exemple : je suis sortie de l’école et j’ai continué à me construire, à me développer en entreprise. J’avais eu une erreur d’orientation et je me suis réorientée : tout n’est pas figé. Enfin, j’ai appuyé qu’il est important de faire les choses qu’ils ont envie de faire. Se lever chaque jour pour faire quelque chose qui plait et qui donne envie est hyper intéressant !

 

Tous nos remerciement à Emilie pour son engagement !